• Je me suis assise le corps tremblant les larmes sur le plancher, j'ai réfléchi à comment me tuer, c'était une idée comme une autre comme quand on réfléchi à ce que l'on peut faire, moi j'avais envie de m'flinguer, d'avaler n'importe quoi, puis je me suis regardée, j'me suis dis que j'étais vraiment trop conne, j'avais juste envie d'une clope
J’ai mal parce que je te hais parce que quoi que je dise je n’arrive pas à rester figer de trouver un équilibre entre ma haine et mon amour je suis toujours entre les deux mais l’amour prend toujours le dessus j’aurais aimé que l’on me dise que j’ai le droit de ne pas aimer celle qui m’a mise au monde pour que je m’en sente capable mais je n’y arrive pas maman parce que je n’ai que toi au monde et pourtant je t’en veux comme personne ne pourrait en vouloir à quelqu’un et je vis quotidiennement avec la rage dans les dents la rage dans la poitrine et dans l’esprit j’aurais beau l’écrire le dire te le cracher à la figure personne n’y pourra rien j’ai derrière moi mes cadavres morts je revis chaque jour en tant que nouvelles personnes et jamais tu te n’arrêteras de me tirer dessus j’ai beau essayé de faire de même tu as quand même le flingue dans les mains tu ne vois pas toutes les larmes que je verse tous les mensonges que j’encaisse et que je crée pour t’oublier, maman, j’ai la haine parfois j’aimerais ne pas demander la clé de ma cage, et je suis répugnée de considérer ma vie comme tel je te blâme parce que c’est facile parce que si je suis là je ne peux me blâmer moi, j’ai la haine parce que tu ne vois rien, t’es encore pire que moi tu vis dans tes illusions tandis qu’on me fout des allusions dans le crâne je tape dans les mains tu as fait une fausse couche et tu te balades avec un cadavre dans les mains, des années que je crie pour me faire enterrer j’ai été une partie de toi neuf mois laisse-moi le reste pour former mes lois

(via spleen-nocturne)